• Faisons les présentations......

    Me voilà sur internet à la recherche du Dr Rémy Salmon, ben wouiiiii  c'est normal, j'veux en savoir un peu plus sur celui qui va me "tripoter" le sein, non mais !!!!

    Je suis confiante, j'ai rencontré un homme d'exception, amène, élégant (non je ne parle pas du noeud papillon qu'il porte ) à l'écoute et au sourire qui rassure, même si ce qu'il a à vous annoncer n'est pas facile, en lisant le résumé, où en achetant le livre qu'il a écrit sur sa propre expérience de "patient" vous comprendrez sans doute mieux ce que l'on peut ressentir face à cet homme qui est chirurgien cancérologue réputé, et reconnu Rémy Salmon,

    Je vous propose de lire un article de Natacha Tatu du Nouvel Observateur

    " Maintenant je comprends "

    La conversion du mandarin,

    Après un accident de moto, Rémy Salmon, cancérologue réputé, découvre la dureté du monde hospitalier et la solitude du malade. Témoignage

    « Maintenant je comprends »
    La conversion du mandarin
    Après un accident de moto, Rémy Salmon, cancérologue réputé, découvre la dureté du monde hospitalier et la solitude du malade. Témoignage  Avec son noeud papillon, sa haute stature, c'est le grand chirurgien, « le patron » par excellence, tout droit sorti d'un feuilleton américain. Chef de service à l'Institut Curie, Rémy Salmon fait partie de ces pontes craints et respectés, avec cette légère arrogance qui agace les infirmières et intimide les patients, qui le vénèrent comme un demi-dieu.
    Il y a six ans, Rémy Salmon a eu un accident de moto. Grave. Une voiture qui fait demi-tour devant lui, et c'est le choc. Il ne sent plus ses jambes, pense être devenu tétraplégique. Samu, urgences, bloc opératoire, hôpital, rééducation... A 52 ans, le grand chirurgien qui se sentait «tout-puissant» tombe de son piédestal et passe de l'autre côté du miroir... Aujourd'hui encore, il n'en revient pas : comment cela a-t-il pu lui arriver, à lui ? «J'étais reconnu, au sommet de ma carrière: poste envié à Curie, belle clientèle privée, vie de famille heureuse. Rien ne pouvait m'atteindre.»
    En quelques minutes, celui qui a l'habitude d'ordonner, de trancher, devient un malheureux patient, «un grand corps malade», dit-il, presque comme les autres. Allongé huit heures par jour, le cou emprisonné dans une minerve, ce grand sportif fait l'apprentissage de l'attente, de l'inquiétude, de la douleur surtout, avec les nuits blanches à espérer la piqûre d'antalgique salvatrice : «Celui qui souffre ne pense qu'à ça.» Malgré ses vingt-sept ans de métier, c'est une surprise : «Avant, je le savais. Maintenant, je comprends. Rien ne peut remplacer le passage par l'expérience.»

    Celle-ci va le transformer. Habitué à opérer des cancers, à traiter des pathologies lourdes, il s'intéressait peu aux bobos de ses patients. Mais, durant ses trois mois d'hôpital, il découvre combien ces petites misères qui font soupirer d'ennui les médecins plombent le quotidien du malade... «Aujourd'hui, j'entends mieux ce que me disent les gens.»
    Sa rééducation achevée, il aurait pu tourner la page. Il en a fait un livre (1), qui n'est pas seulement sa thérapie personnelle autour d'un événement qui l'a profondément bouleversé. C'est aussi un regard singulier sur sa profession, le milieu hospitalier, le système médical, dans ses petites failles et ses grandes faiblesses. Il évoque l'euthanasie, l'acharnement thérapeutique, l'erreur médicale aussi. Mais c'est surtout un témoignage inédit sur cette étrange relation qui se noue entre le malade et « son » médecin. Fascinant pour qui s'est retrouvé, un jour, à attendre des heures dans une salle d'attente bondée ces cinq minutes de consultation qui font basculer une vie...
    A son tour, il découvre cette attente irrationnelle qui pousse le malade à surinterpréter le moindre geste, le moindre regard du médecin. Ainsi, lorsqu'il sort de l'angoissant tunnel de l'IRM, il est seul. Pas un médecin pour le rassurer. Par expérience peut-être, par stress sûrement, il en déduit immédiatement que son cas est grave. «Je sais combien il est difficile d'annoncer une mauvaise nouvelle, surtout à un confrère.»

    Depuis, il a compris qu'au-delà des mots «la façon dont on regarde les gens, dont on les touche, est essentielle». Il s'est interrogé sur ces quelques minutes de consultation qu'il peut accorder à chacun et dont il veut désormais faire «un exercice de présence absolue, les yeux dans les yeux». Aujourd'hui, ce face-à-face avec le malade est devenu une priorité : «En technique chirurgicale, je ne ferai pas de progrès. Sur le plan humain, en revanche, ma quête est permanente.»
    Plus attentif vis-à-vis de ses patients, il est aussi devenu plus exigeant. Malheur à ceux qui se plaignent, réclament des congés maladie indus, se laissent aller... «Le malade a sa part de responsabilité que le médecin ne peut assumer.» S'il reste convaincu qu'on est «mieux soigné en France qu'ailleurs», il veut changer le regard du malade sur « son » médecin, démystifier sa toute-puissance. «Certains sont brutaux parce qu'ils ont peur. D'autres manquent de psychologie. On a nos failles, nos faiblesses. Nous ne sommes pas des dieux.» C'est son accident qui l'en a convaincu : ce jour-là, il n'était qu'un «grain de farine qui avait heurté un autre grain de farine». Un être humain, en somme.

    Le deuxième avis
    Tout chirurgien qu'il est, Rémy Salmon a fait l'objet d'une erreur médicale qui a failli lui valoir de porter une minerve à vie. Un médecin lui a conseillé, en douce, de prendre un deuxième avis. Ça l'a sauvé. Prudent, il ne va pas jusqu'à le conseiller systématiquement. Quand les deux avis divergent, que faire ? Qui croire ? L'essentiel, pour lui, est d'avoir confiance dans une équipe. Ce n'est que lorsque celle-ci est rompue qu'on peut alors demander un autre avis.


    Pour trouver son livre.......ben, partout en ligne, voici le lien avec la FNAC mais c'est vous qui choisissez {#} http://livre.fnac.com/a1905950/Remy-Salmon-Tout-ce-que-les-chirurgiens-ne-peuvent-pas-vous-dire

    .........

    Bien sûr j'ai acheté son bouquin et l'ai emporté pour la dédicace lors de ma première opération {#}

    Blog de cancer-litinerante : L'expérience en partage, Faisons les présentations......

    Blog de cancer-litinerante : L'expérience en partage, Faisons les présentations...... 

    Blog de cancer-litinerante : L'expérience en partage, Faisons les présentations...... 

    Par la suite, nous fîmes plus ample connaissance........ pour être passée 2 fois entre ses mains.......après un autre chirurgien a pris le relais pour la 3e opération concernant l'ablation/reconstruction ........il y aura une quatrième.......

    A suivre ........visite pré-opératoire et hospitalisation........ que des surprises !!!!!


    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :